Laughing Stock, 2020

Laughing Stock consiste en une carte blanche avec les collections du Musée des beaux-arts de la Chaux-de-Fonds occupant la seconde salle du premier étage.

Il s’agit d’un dispositif de double cimaises encadrant un accrochage de peintures explorant l’ « école du gris » chaux-de-fonnière de l’entre-deux guerre. Même si cette entité est mentionnée dans diverses sources, son existence historique n’est pas établie : elle est souvent revêtue d’intentions ambigües trahissant davantage le présupposé esthétique et moraliste des critiques que révélant ses qualités propres. L’histoire de l’art connaîtrait d’ailleurs d’autres écoles du gris aux rhétoriques similaires…

L’intervention se camoufle dans la muséographie de l’institution et en emprunte l’autorité pour proposer un récit engageant l’image et les valeurs de l’art.

Chaque cimaise présente un texte partisan, fruit d’une opération de cut-up à partir de diverses sources historiographiques. L’exposition s’accompagne d’un texte disponible à l’accueil du musée et intitulé « Beau comme un crépi », l’école du gris chaux-de-fonnière proposant un point sur la question.

Avec des toiles de Charles Humbert, Madeleine Woog, Lucien Schwob, Georges Dessouslavy, Jeanne Pellet, Philippe Zysset, Pierre-Eugène Bouvier, Guido & Albert Locca, Pierre Jeanneret, Aimé, Charles, Aurèle et François Barraud.

Texte des cimaises.

Du 23.02.2020 au 20.09.2020.

© Aline Henchoz, Viktor Savanyu

Merci à Marine Kaiser, Tayeb Kendouci, Charlotte Schaer, Claude-Hubert Tatot, David Lemaire, Marie Gaitzsch, Nicolas Paul, Constance Brosse, Marilou Thiébault, Rémi Lambert, Pauline Bordaneil, Cedric Fauq, Paul Lannes, Cassiane, Joëlle et Jean-Pierre Pfund.