« At least we still have the Venice Biannale », 2019

Etain oxydé.

Opération de montage à partir d’une réplique de la médaille des Jeux de la VIIIe olympiade de l’ère moderne à Paris durant l’été 1924. Cette dernière, imaginée par André Rivaud, représentait notamment sur son revers les outils de la sculpture (maillet, poinçon et burin) comme témoin du programme culturel olympique. En effet, celui-ci comprenait des compétitions artistiques – peinture, sculpture, littérature, architecture et musique – entre 1912 et 1948. Une ambiguïté plane cependant sur la signification de ces formes: peut-être ne s’agit-il que d’un maillet de polo, d’un javelot et d’une rame ?

La sculpture produite en étain ne possède qu’une face figurative où le même fragment originel est démultiplié, générant une sorte de symbole géométrique. Le titre du projet provient de la conclusion d’un article rédigé par Henri Neuendorf et publié sur Artnet : « Painting for Gold Medals: When Art was an Olympic Discipline « 

Crédits photographiques: Constance Cobro.

Merci à Elodie Wismer.