Instant Pleasure (clitoris), 2017

Polystyrène, bois, résine polyester, aimants, gaffer, latex, peinture acrylique, vernis pour bateau.

Les sculptures modernes abstraites disposées dans l’espace public sont souvent massives, dans des matériaux pérennes, et semblent revendiquer une certaine visibilité. Cependant, peu de personnes y prêtent attention et encore moins connaissent le nom des artistes. D’un autre côté, le clitoris, dans son anatomie complète, est longtemps resté méconnu et sous-représenté. Cette sorte d’anonymat fait aussi écho avec la situation des sculptures modernes dans l’espace public. C’est d’ailleurs pour cela précisément que j’ai choisi de traiter ma proposition dans des matériaux pauvres, polystyrène, latex, gaffer (il s’agit en effet d’une intervention éphémère de 3 semaines) et de la peindre en vert-de-gris, pour évoquer un bronze oxydé, un peu fatigué. Bien entendu, ce geste n’est pas anodin et participe, à son échelle, à la visibilisation de l’organe du plaisir… En ce sens, le projet a une portée pédagogique. Il y a également une dimension ludique, puisque la forme abstraite ne devient concrète que lorsque l’on explicite le clitoris. Etant donné que de nombreuses personnes ne connaissent pas la forme entière de l’organe, la sculpture peut aussi rester ouverte à d’autres projections.

Sur une invitation de Smallville !

Crédits photographiques: Sebastien Verdon

Sculpture réalisée avec le soutien logistique de Marcel Mariotte.

Bonus: Forever and Ever, Sebastien Verdon, 2017